Cette rougeur qui ressemblait à un coup de soleil cachait quelque chose de bien plus grave...

Avec cette vague de chaleur fin mai, je me suis souvenue d'une chose qui m'est arrivée...

Été 2018, classé par Météo-France au 2ᵉ rang des étés les plus chauds depuis le début des relevés, juste derrière l'été 2003.

Moi, jeune maman ayant accouché à la mi-juillet. En allaitement exclusif. Et véritable chameau depuis toujours.

Ma maison, cet été-là, est à environ 36°C jour et nuit, quoi qu'on fasse.

Tu vois venir le problème ?

Je vis les jours les plus chauds enfermée dans la maison, avec une vieille clim et les volets fermés histoire de gagner quelques degrés. Bébé, lui, va bien. Enfin, du point de vue chaleur et hydratation... mais ce sera le sujet d'un autre article.

Moi, je développe sur les avant-bras une sorte de rougeur chaude, un peu comme un bon coup de soleil. Sur le moment, je n'y prête pas trop attention. Mais la rougeur s'étend de plus en plus et brûle de plus en plus.

Mon conjoint m'emmène chez le médecin qui diagnostique... un coup de soleil.

J'ai beau lui dire que c'est impossible. Enfermé dans une maison aux volets fermés depuis plusieurs jours, comment aurais-je pu attraper un coup de soleil ?

Il refuse de me croire et sous-entend même que j'ai dû sortir.

On rentre à la maison. Mon conjoint est très énervé de ne pas avoir été écouté.

Je pars dans la chambre allaiter notre fils. Les rougeurs continuent de monter et de brûler. C'est très douloureux, mais je ne comprends ni pourquoi elles sont là, ni quoi faire pour les soulager.

Crème, aloe vera, douche fraîche... rien n'y fait.

Pendant que je m'occupe du bébé, mon conjoint fait des recherches sur internet. Petit à petit, je commence à me sentir de plus en plus mal.

Je le préviens.

Il pense avoir trouvé une piste : la déshydratation.

Mon état empire. Je commence à osciller entre malaise et délire.

Ce qui renforce encore davantage son hypothèse.

Il me prépare alors trois bouteilles d'un litre et demi de solution de réhydratation maison (eau, sel et sucre).

Une horreur à boire !

Mais petit à petit, je me sens mieux.

Après une bouteille, les malaises et le délire ont disparu.

Après la deuxième, les rougeurs ont diminué de moitié.

Après la troisième, plus rien. Hormis une immense fatigue.

Après quelques recherches, il s'avère qu'il s'agissait très probablement d'un épisode de déshydratation sévère.

Moi qui n'ai jamais beaucoup bu, je me suis fait avoir par l'allaitement et la chaleur.

Le corps peut compenser un moment, un peu comme un chameau qui économise ses réserves. Mais à un moment, il atteint ses limites.

Il n'y a pas besoin d'être un "chameau" depuis toujours pour devoir faire attention à son hydratation, encore moins pendant l'allaitement et les fortes chaleurs.

N'attendez pas les premiers signes de déshydratation pour vous en inquiéter.

Ce jour-là, j'ai eu la chance que mon mari soit présent et qu'il ait eu le bon réflexe.

Et depuis, même si mes gènes de chameau se manifestent encore parfois, je fais beaucoup plus attention à ma consommation d'eau.

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